Compagnie des Cent-Associés francophones

November 08, 2019

Bâtisseur de la francophonie manitobaine

Louis Allain honoré

 

COMMUNIQUÉ

M. Jean Watters, président de la Compagnie des Cent- Associés francophones (CCAF) est heureux d’annoncer que M. Louis Allain sera reçu au sein de la Compagnie des Cents-Associés francophones lors d’une cérémonie d’adoubement le 8 novembre, à Winnipeg (Manitoba), dans le cadre du banquet de l’AGA de l’Association des municipalités bilingues du Manitoba (AMBM).

 

Louis Allain, Directeur général du CDEM et membre honorifique de la Compagnie des Cent-Associés francophones

L’AMBM est heureuse de se joindre à la CCAF pour fêter cet hommage honorifique attribué à leur collègue, Louis Allain, dans le cadre de son banquet annuel qui aura lieu au Canad Inns, 1425 avenue Regent Ouest, en présence de dignitaires, de parents, d’ami.e.s et d’invité.e.s.

Fier citoyen de Saint-Laurent au Manitoba, Louis Allain a toujours été actif et engagé dans sa communauté, ainsi qu’auprès de la communauté franco-manitobaine, et souvent au niveau de la francophonie pancanadienne. 

Cette fierté, ainsi que son attachement à la communauté franco-manitobaine, a toujours nourri son désir de travailler à l’épanouissement des Franco-manitobains et Franco-manitobaines. 

Voici moult preuves qu’il mérite qu’on lui attribue le titre de « bâtisseur » : jeune enseignant à Saint- Laurent, à l’École Aurèle-Lemoine (1981 à 1990), il a par la suite peaufiné ses aptitudes d’administrateur en assumant la direction de cette même école (1990 à 2007). Sa confiance envers les citoyens de Saint-Laurent l’a motivé à fonder La Corporation de développement communautaire de Saint-Laurent pour ensuite en assumer la présidence. 

À travers les années, on l’aperçoit, à tour de rôle, au Conseil d’administration de la Société de la francophonie manitobaine, à la présidence de la Fédération nationale des directions d’école francophone, au Comité Santé en français, à l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) et encore à bien autres organismes. De nos jours, si vous souhaitez consulter notre cher Louis, vous devez vous rendre au Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), où Louis y travail à titre de directeur général.

La Compagnie des Cent-Associés francophones est un organisme national dont la mission est de reconnaître le mérite de canadiens et de canadiennes qui, de façon exemplaire, ont longtemps travaillé bénévolement à la promotion et au développement de la francophonie canadienne.

La Compagnie des Cent-Associés francophones tient son nom de la Compagnie des Cent-Associés fondée en 1627 par le Cardinal Richelieu en vue d’assurer le développement de la Nouvelle-France. 

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Jean Watters, président de la CCAF, à jean@watters.cc ou au 1 604 295-0234.

Allocution de Louis Allain à la remise du prix honorifique des Cent-Associés le 8 novembre 2019

Premièrement, je tiens à remercier ceux et celles qui m’ont réservé ce précieux hommage concernant mon adoubement au rang des Cent Associés. Évidemment, c’est toujours avec humilité qu’il faut accepter ce genre de reconnaissance. De nos jours nous sommes toujours en mode de collaboration, de co-création et de cogestion. Mon action au national a toujours été de faire équipe et de miser sur le savoir-vivre ensemble.  Notre leadership doit bien s’adapter à cette réalité si on veut véritablement faire du bricolage social au sein de la francophonie.

L’autre aspect que je tiens a mentionné est que nos actions reposent moins sur le militantisme mais davantage sur des approches collaboratives avec les forces vives de nos communautés. S’il y a une chose que j’ai apprise dans la communauté métisse Saint-Laurent, c’est l’importance de l’équilibre entre la dimension culturelle du milieu et de son rapport avec la langue. Lorsque nous avons établi de revitaliser la présence du français à Saint-Laurent, c’est dans le respect de la culture métisse. Le projet éducatif reposait sur les valeurs locales et dans le respect de la langue métisse. D’ailleurs,  John Raulton Saul nous rappelle dans son livre Mon Pays Métis que cette nouvelle exploration de la psyché canadienne repose sur le fait que nous ne sommes pas seulement une civilisation d’inspiration française ou britannique mais davantage autochtone dont émanent des principes de paix, de justice et de bon gouvernement.

En terminant, je tiens à signaler qu’il faut continuer de persévérer face aux défis et aux enjeux qui nous guettent en mettant l’accent sur l’ouverture et plus de prudence à l’égard de notre jugement sur la vitalité des autres et sur leur capacité de pouvoir se prendre en main. À cette fin, nous devons continuer d’allumer des réverbères et éviter de devenir des embaumeurs de la francophonie.

Louis Allain