Hire with confidence

March 20, 2018

(in French only)

Pour son recrutement, Siham El Aoufir collabore avec Premier Choix. Elle peut ainsi compter sur de la main d’œuvre aiguillée et formée pour intégrer son milieu de travail. Avec le suivi et l’expertise de Premier Choix, elle peut recruter avec confiance.

Siham El Aoufir, directrice du Centre-Soleil, école Roméo-Dallaire

Q : Comment avez-vous réussi à recruter Nathalie Luya?

R : On a amené Nathalie ici à travers de Premier Choix. Elle a vu que c’était vraiment un bon milieu pour elle. C’était son domaine. Elle a déjà trois enfants. Elle était encouragée de commencer avec nous ce chemin.

Q : Son emploi ici l’a motivée à aller beaucoup plus loin…

R : À un moment donné, elle nous a posé la question – est-ce que je peux aller faire mon éducation de la jeune enfance parce que c’est à travers de centres comme le nôtre qu’un employé peut suivre ces cours, travailler et faire les deux jours à l’école. Alors on était d’accord. On a signé le contrat et tout. On l’a envoyé à l’université. Elle a commencé ses cours. Elle va finir ses cours au mois de mai. Elle va avoir son EJE2.

Pour elle, ça représente de la stabilité. On a des enfants, on a un foyer, on veut travailler et on ne veut pas vraiment travailler n’importe où. On a toujours un but. Alors son but à elle, c’est d’aller loin. Et pour elle, réussir à la fin mai, c’est une grande chose.

Q : Nathalie est la première participante de Premier Choix à travailler au Centre Soleil?

R : Oui. Et depuis mon arrivée ici nous avons eu 4 autres participantes de Premier Choix.

J’en ai actuellement 2 sur le plancher. Une a fini déjà ses 6 semaines. Et on l’a gardée et elle travaille vraiment bien. La 2e, elle vient de finir ses 6 semaines vendredi passé. Je l’ai gardée aussi. Alors j’essaie toujours de collaborer avec Premier Choix parce que je vois que cet organisme fait l’effort d’aider les centres comme nous et d’autres centres aussi. Nous aussi on est fier de travailler et de collaborer avec eux aussi parce qu’on voit que la personne quand elle vient à travers eux, elle a plus de confiance. Elle est venue avec Premier Choix alors elle voit que son chemin est plus sécuritaire.

Q : Qu’est-ce que vous dites aux stagiaires qui vous arrivent de Premier Choix?

R : La première des choses, quand la personne vient pour la première fois, on lui explique exactement ce qu’on veut de cette personne. On est payé pour travailler. On travaille pour être payé. La loi pour les petits enfants exige des normes. Si cette personne n’est pas conforme à ces normes, alors elle ne peut pas travailler dans le domaine de la petite enfance. Mais on trouve souvent que les personnes qui viennent de Premier Choix sont déjà averties alors nous ce qu’on essaie de faire c’est d’expliquer et réexpliquer encore une fois. On appuie, on donne la chance. Ce n’est pas parce que les stages de 6 semaines sont terminés qu’on met la personne à la porte. On donne 3 mois de probation. On a même jusqu’à 6 semaines de période d’essai si on voit que la personne a la volonté de travailler avec nous.

Q : La formule de Premier Choix est gagnante pour les employeurs. La stagiaire est payée par Premier Choix. L’employeur a donc un travailleur qui ne lui coûte rien.

R : Je remercie Premier Choix parce que cela nous aide vraiment. Les 6 semaines ça nous donne la chance de mieux connaitre la stagiaire. On essaie de voir comment elle peut s’améliorer, comment elle voit ce domaine. Puis, si on veut prolonger les stages, on peut lui donner trois autres mois.

Q : Ce n’est pas facile de trouver des travailleurs pour les garderies francophones.

R : Non, pas du tout. Le Centre Soleil est situé à St-James alors que les gens qui parlent le français habitent souvent à Saint-Vital ou à Saint-Boniface alors ils sont toujours loin d’ici. C’est un défi pour nous de trouver quelqu’un qui est motorisé surtout les nouveaux arrivants. Quand Premier Choix les pousse à venir travailler, trouver un travail, ils sont encouragés à venir travailler même si c’est loin.

Q : Qu’est-ce que tu dirais à un employeur qui hésite à embaucher un nouvel arrivant?

R : Je viens d’un autre pays. Mon 2e pays c’est le Canada et je sais ce que ça veut dire quand quelqu’un t’ouvre la porte la première fois. On a toujours besoin de personne et on ne peut pas être né avec beaucoup de choses. On doit apprendre dans la vie. Alors, il n’y a pas une personne sur terre qui n’a pas vécu ceci. Comment se fait-il que je ne donne pas l’opportunité à une personne, de prendre des risques, de comprendre des choses et d’apprendre pour le futur? Alors tout ce que je peux dire – on doit ouvrir la porte à ces gens. Ce sont des êtres humains comme nous autres. Et je vois que si on ne fait pas ceci, on ne va jamais trouver quelqu’un qui va travailler vraiment bien avec nous. On doit toujours montrer de l’aide au début pour que les employés puissent aider et donner de leur mieux aussi.

Tu peux voir dans leurs yeux la peur, ils sont perdus, mais ils veulent travailler. Quand la personne te parle la première fois, tu vois qu’elle a la volonté de travailler, mais elle a besoin de l’aide alors quand tu ouvres la porte à cette personne, je suis certaine qu’elle va faire de son mieux pour travailler. C’est ça qu’on essaie de faire ici.

 

Découvrez la suite avec l'histoire de Nathalie Luya