Economic immigration: exploratory visit, a key factor

November 28, 2014

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Frédéric et Caroline Guichard font les démarches pour immigrer au Manitoba avec leurs deux filles depuis la France. C’est notamment la chaleur et la disponibilité du CDEM qui les a convaincus.

Frédéric et Caroline Guichard, qui vivent avec leurs deux filles, Emma et Faustine, dans le sud-est de la France, voulaient vivre en Amérique du Nord depuis leur jeunesse. Entre l’économie en crise en Europe, l’insécurité grandissante et la vie quotidienne stressante, ils ont décidé en 2012 de s’expatrier au Canada.

« On a regardé de près deux provinces, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba, car elles semblaient accueillantes et dynamiques, se souvient Frédéric Guichard. On a finalement tranché pour le Manitoba car l’économie du Nouveau-Brunswick semblait plus difficile et il y avait très peu d’exploitations agricoles à reprendre. » En effet, le père de famille est producteur de légumes et céréales biologiques et sa femme, bibliothécaire.

C’est aussi la chaleur des gens qui a fait définitivement pencher la balance dès les premiers contacts, mais aussi lors d’une visite exploratoire au Manitoba que le couple français a faite du 18 au 29 avril 2014.

« On est tombés sur le site de l’AMBM, (l’Association des municipalités bilingues du Manitoba), raconte Frédéric Guichard. On a envoyé des courriels pour avoir des informations, et on a eu des réponses très vite et bien argumentées. On était agréablement surpris! La communauté francophone vivante du Manitoba nous a bien attirés et nous a donné envie de venir voir. »

Avec l’aide du CDEM (Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba) et de l’AMBM, mais aussi d’autres organismes comme le World Trade Centre (WTC) Winnipeg, Frédéric et Caroline Guichard s’offrent un agenda de visite exploratoire très rempli. 

« On a fait 2 500 kilomètres, on a visité de nombreuses régions et on a vu au moins 15 familles, se réjouit Frédéric Guichard. Tous les jours, on rencontrait des gens différents qui nous renvoyaient vers d’autres personnes. C’était très complet, et on a toujours été bien reçus! »

Caroline Guichard confirme que « c’était une expérience humaine incroyable. D’ailleurs, on a gardé des contacts et on s’échange des courriels presque tous les jours depuis notre retour! La chaleur des gens semble décuplée là-bas et ils sont d’une patience infinie. Ils nous répondent, ils nous renseignent, ils nous rappellent.

« On n’est pas des utopistes, on sait qu’il y aura des difficultés si on va vraiment vivre au Manitoba, mais au moins on a ces contacts et c’est rassurant », affirme-t-elle.

Le succès de cette visite exploratoire, les Guichard l’attribuent en grande partie au CDEM et à l’AMBM. « C’est le CDEM et l’AMBM, notamment Joel Lemoine et Louis Tétrault, qui nous ont donné des renseignements avant de partir, notamment sur les bases de l’entrepreneuriat au Manitoba et l’agriculture car c’est la base de notre projet d’immigration, et qui nous ont dit où aller et qui rencontrer, rapporte Frédéric Guichard. On a même rencontré la famille de Joel car ils sont agriculteurs! »

Sa femme précise qu’ils ont « pu rencontrer aussi bien des Français installés au Manitoba que des Manitobains là depuis des générations. C’était intéressant de voir les différentes expériences ».

« Et depuis notre retour en France, poursuit le père de famille, Joel Lemoine est toujours là pour répondre à nos questions. Le CDEM met vraiment une dose de sympathie dans notre initiative difficile de quitter notre pays. Leur sympathie est presque plus importante que les renseignements qu’ils nous donnent! »

« On a l’impression de compter vraiment, conclut Caroline Guichard. Au Manitoba, les gens sont vraiment à l’écoute. Ils s’adressent à des personnes, pas à des dossiers. Ça fait une grande différence. On ne sait pas si notre projet d’immigration aboutira à quelque chose, mais au moins, on a fait un beau voyage et de belles rencontres. »