Le Nénuphar : Sainte-Anne sur Internet

October 03, 2017

(in French only)

Tiré de La Liberté du 27 SEPTEMBRE AU 3 OCTOBRE 2017

Depuis 1996, Jacinthe Blais caresse le rêve de produire un journal. Rêve qu’elle a enfin réalisé en 2017, avec la création du Nénuphar, magazine en ligne conçu à son image. Et pour lequel elle espère un avenir.

Daniel BAHUAUD

redaction@la-liberte.mb.ca

Le Nénuphar

photo : Gracieuseté Jacinthe Blais

C’est le 5 mai, à 5 h 55 très précisément, que Le Nénuphar, le mensuel en ligne de Jacinthe Blais, a vu le jour. (1)

Pour la résidente de Sainte-Anne, traductrice et propriétaire de l’entreprise Solutions SBJB, c’est « le fruit d’une longue réflexion ».

« J’aimais beaucoup Le Petit Courrier, l’ancien journal en français de Sainte-Anne. C’était une belle ressource pour la communauté. Mais en 1996, le journal est tombé à l’eau. »

Longtemps édité par Claire Noël, Le Petit Courrier a été publié de 1965 à 1996.

« Devant le vide créé par l’absence du journal, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. » (2)

« Le Nénuphar, c’est un magazine. Je ne fais pas un journal de nouvelles. C’est un espace qui renseigne, mais qui est ludique. Bref, un magazine conçu  à mon image. »

Résultat : Le Nénuphar offre une brochette de chroniques, entre autres sur le conditionnement physique, la santé mentale, la vie de famille, les finances et l’histoire locale.

« J’ai recruté des chroniqueurs capables, compétents et engagés. Une psychologue, une conseillère en affaires, une entraîneuse personnelle agréée, et un excellent graphiste qui a fourni de beaux dessins amusants de grenouilles.

« Il y a aussi une chronique sur la langue française, qui contient des conseils de mon propre cru ainsi que des capsules linguistiques de Guy Bertrand, que j’ai pu publier avec la permission de Radio-Canada. »

De plus, Le Nénuphar propose l’histoire d’Élianne, une jeune qui, à l’âge de 18 ans, meurt dans un accident de voiture. « Il s’agit du récit véridique préparé par Jocelyne Parent, la mère d’Élianne, qui est représentante de l’Association québécoise des traumatisés crâniens, que j’ai rencontrée en août. Mon but, en proposant cette lecture, est que personne ne prenne le volant après avoir bu. »

Et pourquoi un magazine en ligne?

« Un webzine offre le contenu d’un magazine avec tous les avantages de l’interface multi­média. Nos chroniqueurs peuvent ajouter des liens directs à des sites Internet pertinents dans leurs textes. On peut accéder à des vidéos qui démontrent comment on doit faire un exercice de conditionnement. Et on peut tout archiver et améliorer. C’est formidable. »

Pour Jacinthe Blais, le plus grand défi, c’est « celui des sous ». « J’ai créé un calendrier commu­nautaire et un bottin des services disponibles dans la région du Sud-Est. L’annuaire n’est pas terminé, mais il a le potentiel de devenir une ressource indispensable. Les commerçants locaux ont déjà commencé à me commanditer, mais je suis toujours à la recherche de partenaires. »

Ce qui n’a pas empêché l’éditrice d’étoffer le contenu de son magazine. « Je suis optimiste. En mai, Le Nénuphar avait quatre chroniques. En septem­bre, il y en avait huit. Et le 5 octobre, lors de la parution du prochain numéro, j’inaugure une nouvelle chro­nique, qui mettra en vedette des personnalités manitobaines. Pour la première édition, on présentera le réalisateur Gabriel Tougas. »

(1) Au www.magazinelenenuphar.com.

(2) En 2006, le comité culturel de Sainte-Anne a réussi à mettre sur pied le Kes Kis Passe, journal qui a perduré jusqu’en 2013.

magazinelenenuphar.com

editeur@magazinelenenuphar.com

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