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Historique

Des francophones au Manitoba

Les 17 municipalités bilingues ont toutes comme particularité d'avoir été composées, au départ, par une population presque exclusivement francophone. Avec le temps, ces villages ont accueilli des populations anglophones et sont devenus des endroits où cohabitent deux langues et deux cultures.

À Winnipeg, où habitent 50 % des francophones du Manitoba, le quartier de Saint-Boniface, par exemple, a été une ville autonome jusqu'en 1972 – année de sa fusion à la grande agglomération de Winnipeg. Et avant d'être une ville, Saint-Boniface a été une colonie – la colonie de la Rivière-Rouge, lieu d'expression française, organisé en bonne partie par le clergé catholique de l'époque.

Au moment de l'entrée du Manitoba dans la confédération canadienne en 1870, les francophones formaient 50 % de la population de la province. Bien que leur poids démographique ait considérablement diminué au cours des ans, les francophones ont toujours formé une communauté dynamique capable d'apporter une grande contribution à l'ensemble du Manitoba, sur tous les plans : culturel, , politique, social, et économique.

C'est cette histoire qui explique que, de nos jours, 5 % de la population du Manitoba soit francophone, sans compter la présence de 50 000 francophiles – des personnes qui ont le français comme deuxième langue.

Cela porte à environ 100 000 personnes le nombre de ceux et celles qui peuvent s'exprimer, travailler, faire des affaires en français. Les municipalités bilingues du Manitoba regroupent environ 95 % de la population francophone. On y trouve des écoles, bibliothèques, services gouvernementaux, etc. qui fonctionnent dans l'une ou l'autre ou dans les deux langues officielles du Canada.

Relancer le développement des municipalités

En 1996, quand elle a mis sur pied son conseil de développement économique, l'AMBM, l'Association des municipalités bilingues du Manitoba, voulait redonner de la vigueur au développement de ses membres en misant sur leur bilinguisme comme une valeur ajoutée à leur économie.

Il apparaissait alors que sans intervention concertée des principaux intervenants en développement économique, l'économie de ces municipalités étaient appelée à s'effriter.

Étude du profil économique

Une étude sur leur profil économique réalisée en 1993 a révélé que les municipalités devaient trouver des façons de développer leur secteur secondaire, celui de la transformation, alors que les secteurs primaires (agriculture) et tertiaires (services) se portaient mieux.

Les auteurs de cette étude ont analysé les stratégies de développement de municipalités prospères du Manitoba qui sont devenues des « championnes régionales » ; ils ont aussi étudié les résultats obtenus par des municipalités du Nouveau-Brunswick qui ont tablé sur les avantages d'une main-d'oeuvre bilingue.

Un outil taillé sur mesure pour les municipalités bilingues

Au début des années 1990, dans un milieu majoritairement anglophone, les services des gouvernements en matière de développement économique n'étaient pas disponibles en français dans toutes les municipalités bilingues, et quand ils l'étaient, ils n'arrivaient pas à répondre aux besoins de cette clientèle particulière.

Pour entraîner un nouvel élan dans le développement économique des municipalités bilingues, il fallait donc se doter d'un outil capable d'offrir des services en français, et dont le mandat serait de développer l'économie des municipalités bilingues en travaillant main dans la main avec elles, en partenariat avec les gens d'affaires et les gouvernements provincial et fédéral.

Développer des champions régionaux

On a donc recommandé la mise sur pied d'un conseil de développement économique capable de travailler à la mise en place de stratégies qui pourraient faire des municipalités bilingues des championnes, notamment en misant sur les avantages de leur bilinguisme.

Cette formule a permis de créer d'abord le CDEM, puis des corporations de développement communautaire locales, de mettre en place des plans de développement économiques (les Visions), d'offrir une variété de services-conseils aux entrepreneurs, ainsi que de répondre aux besoins des intervenants des municipalités par l'offre de services taillés sur mesure.