Bien démarrer

mars 20, 2018

Originaire du Congo, Nathalie Luya a pu intégrer le marché du travail canadien avec plus d'assurance grâce à la formation qu'elle a reçue avec Premier Choix. Elle a eu une meilleure connaissance des codes du marché de l'emploi et des attentes des employeurs. C'est maintenant avec plus d'assurance qu'elle poursuit sa carrière professionnelle ainsi que ses études grâce à l'expertise de Premier Choix.

Nathalie Luya, ancienne participante de Premier Choix

Q : Quelle a été ton expérience avec la recherche d’emploi?

R : Quand je suis arrivée, j’ai commencé à chercher du travail. On m’a dit que je n’avais pas d’expérience et puis chaque fois que je déposais le CV on ne me rappelait pas. Puis, j’ai vu le site Web de Premier Choix et j’ai vu qu’on recrutait des jeunes qui ont moins de 30 ans. À ce temps-là, j’avais comme 27 ans.

Q : Comment ça s’est passé à Premier Choix?

R : Je ne savais même pas utiliser l’ordinateur. Avec l’aide de Kevin j’ai appris un peu sur l’ordinateur. Et puis, avec Salimata, on nous a donné des formations. On a fait 3 semaines de formation avec une semaine de recherche d’emploi. On nous a envoyés sur le terrain. On nous a obligés de chercher quelque chose avec quoi on va commencer. Même c’était juste à demi temps. Alors moi je suis partie chercher du travail. Moi je savais que je voulais faire de l’administration comme je fais dans mon pays, mais Salimata m’a montré, non Nathalie, ça ne va pas marcher avec toi. Tu commences avec la jeune enfance. Je sais que tu es bonne avec les enfants. J’ai écouté ton interview, j’ai écouté les atouts que tu as.

La première semaine que je suis partie, j’ai trouvé du travail à la garderie les Franco-lions. C’était du 4 heures et demi par jour. J’ai fait 6 mois là-bas. Je suis venue rapporter à Salimata. Elle a dit wow, c’est bon Nathalie. Après 6 mois, j’ai trouvé du temps plein au Centre Soleil et puis aujourd’hui je suis là. Ça me fait du bien.

Q : Premier Choix a joué un rôle important dans ton obtention d’un emploi?

R : J’aime beaucoup Premier Choix parce que c’est le Premier Choix qui m’a guidée dans tout ce que j’ai fait. Je ne savais pas si je pouvais arriver à ce niveau parce que quand j’ai commencé, je n’avais pas de diplôme. Maintenant, je suis à l’Université de St-Boniface. Je fais mes études en jeune enfance et ça fait comme trois ans et demi que je suis dedans.

Q : Et tu vas recevoir ton diplôme au mois de mai?

R : Le mois de mai, je dois graduer et je dois finir mes cours. Et puis ça m’aide beaucoup avec la famille. Ma famille est vraiment stable pour le moment avec le travail que j’ai trouvé. Alors je peux dire un grand merci au Premier Choix.

Quand j’ai commencé à chercher du travail, je ne pensais pas aller vraiment en jeune enfance parce que j’ai étudié en économie dans mon pays et je voulais aller faire de l’administration, je voulais être dans le bureau. Mais on m’a dit oh, tu ne vas pas trouver du travail dans l’administration. Il faut foncer dans ce que tu es.

Je ne voulais pas du tout faire la jeune enfance. C’était difficile pour moi de m’adapter vraiment. Salimata m’a guidée, puis ça m’a aidée. Je me suis retrouvée dans un bon boulot que j’aime. Je n’ai pas aimé travailler dans une garderie au début, je n’ai pas aimé le travail. Mais j’aime mon travail maintenant.

Q : Quels sont les outils pratiques que tu as reçus de Premier Choix?

R : J’ai fait l’interview avec Salimata. Salimata m’a préparée, m’a montrée toutes les techniques. Quand j’ai fait l’interview, c’était wow, je ne croyais pas que j’allais m’en sortir et puis avec ce que Salimata m’a montré, ça m’a aidé vraiment. Elle m’a montré comment fixer le regard. Parce que dans ma culture, quand tu parles avec une directrice ou une personne qui va t’embaucher, tu ne fixes pas le regard. Faut baisser les yeux. Mais ils m’ont dit, il faut regarder parce qu’ils vont te croire dans ce tu parles si tu les regardes. Ça m’a aidée vraiment. Avant je ne pouvais pas même te regarder comme ça (rires).

Q : Puis le CV?

R : Je pense que c’est Kevin qui a fait mon CV. J’avais mon CV en français quand je suis arrivée à Winnipeg. Ils ont fait deux langues. J’étais devenue bilingue au fur et à mesure que j’étais là. Puis j’étais partie chercher mon travail, ce sont eux qui ont fait le CV, qui m’ont montré comment le faire puis ils m’ont montré comment le taper sur l’ordinateur.

Je ne savais pas comment m’orienter. Ce sont eux qui m’ont orientée dans le travail. Sans eux, ça pouvait être difficile de m’orienter. J’ai adoré leur formation. Ça m’a vraiment orienté dans tout ce que je fais.

Q : Les participants de Premier Choix sont rémunérés au salaire minimum. Est-ce que ça a été un facteur déterminant dans ta décision d’y participer?

R : C’était une motivation parce que s’ils ne payaient pas, pourquoi est-ce que je vais aller perdre mon temps dans une formation? C’est une motivation pour te dire que tu peux y aller. En touchant à cet argent, ça te donne le goût d’aller chercher du travail, alors, c’est ce qui m’a vraiment poussé à y aller.

 

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