Le mentorat, une expérience qui bénéficie à tous

novembre 15, 2016

Grâce au programme de mentorat du CDEM, le nouvel entrepreneur Franck Asseray profite depuis plusieurs mois des conseils avisés de Guy Préfontaine.

 

Franck Asseray, propriétaie de Bound Ventures, et Guy Préfontaine, architecte de GPP Architecture

Architecte de GPP Architecture, Guy Préfontaine est entrepreneur depuis 28 ans. Encouragé par un ami lui aussi entrepreneur, il a offert ses services comme mentor au CDEM dans le cadre de son programme de mentorat.

« Quand j’ai entendu parler de ce programme, je l’ai trouvé génial, se souvient Guy Préfontaine. Quand j’ai moi-même voulu mettre sur pied mon entreprise, j’ai dû apprendre des leçons assez difficiles. Sans aide, c’était très stressant. Mon expérience aurait été beaucoup plus agréable si j’avais pu avoir un mentor. »

C’est justement ce que propose le programme de mentorat du CDEM : de nouveaux entrepreneurs sont chacun jumelés avec un entrepreneur expérimenté, et chaque couple mentor/mentoré est invité à se rencontrer régulièrement pour discuter des avancées entrepreneuriales du mentoré et réfléchir ensemble aux différentes options qui s’ouvrent à lui à chaque étape franchie.

« Quand on commence une entreprise, il y a de nombreuses choses qu’on ne sait pas et il est souvent difficile de savoir où trouver l’information, à qui s’adresser, confie le jeune entrepreneur Franck Asseray qui a fondé Bound Ventures en février 2016, et qui a été jumelé à Guy Préfontaine dans le cadre du programme de mentorat.

L'Esplanade Riel est un projet important de l'architecte Guy Préfontaine

« Un mentor peut répondre à mes questions de façon plus personnelle qu’un organisme. La relation est très ouverte et je me sens à l’aise de poser n’importe quelle question. C’est moins formel. Quand je veux faire quelque chose, j’en parle à Guy et il me dit tous les hauts et les bas que ça lui avait apporté de faire ça. Ça reste ma décision, mais son expérience personnelle m’éclaire. »

« Franck me pose des questions, mais je lui en pose aussi, précise son mentor. Pour le faire réfléchir à chaque étape. J’aime lui apporter des perspectives différentes, des stratégies que j’ai développées durant mes 28 années en affaires. »

Entre autres, des sujets comme les questions de structure d’identité légale, d’achat de matériaux de bureau ou encore de location ou colocation ont été abordés par le binôme. « Ces petites choses, on ne les enseigne jamais », fait remarquer le mentor.

Franck Asseray apprécie grandement ce partage d’expérience et d’expertise, renforcé par le fait que lui et son mentor n’œuvrent pas dans le même domaine. Le premier offre du développement d’affaires pour diverses compagnies tandis que le second est architecte.

« Avoir un mentor qui n’est pas de mon domaine m’est davantage bénéfique car Guy a une perspective plus neutre sur les questions que je me pose, assure le nouvel entrepreneur. Il m’offre une autre vision, sans pour autant me dire quoi faire. Il me fait me poser des questions auxquelles je n’aurais pas forcément pensé en parlant avec quelqu’un de mon domaine car ça nous aurait semblé une évidence. Il me pousse à élargir ma réflexion comme entrepreneur. J’apprends beaucoup avec lui. »

« Notre objectif comme mentors, c’est d’aider nos mentorés à répondre eux-mêmes aux défis qu’ils rencontrent, affirme Guy Préfontaine. Les meilleures solutions sont celles auxquelles on arrive soi-même. On est là pour donner une formation, pas des solutions. »

Outre la formation à penser comme un entrepreneur et à se munir des outils nécessaires pour trouver ses propres solutions, il est bon aussi pour les gens qui se lancent en affaires de rencontrer quelqu’un qui a vécu les mêmes défis et qui a réussi.

« Ça m’aide beaucoup de savoir que c’est normal d’avoir des problèmes parfois, des moments où ça va moins bien. Le fait que Guy l’ait vécu aussi, ça normalise les choses. Quand on est seul, on focalise trop sur les problèmes et pas assez sur les solutions », confie Franck Asseray.

Quant à ceux qui contemplent l’idée de devenir mentors, ils en retireraient du positif. À force de discuter avec son mentoré, « j’ai appris à mieux m’écouter et à arrêter de préjuger toutes mes réponses, termine Guy Préfontaine. Ça m’a tourné moi aussi vers une plus grande réflexion. De plus, je discute avec Franck des nouvelles tendances en affaires et de technologie, des choses que je ne connaissais pas beaucoup dans mon domaine! »

 

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Christian Faïs

Coordonnateur - Programme de mentorat pour entrepreneurs

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On parle aussi du programme de mentorat à l'émission 6 à 9 de CKSB