Les Soeurs Grises du Manitoba : La vocation d’entreprendre

janvier 16, 2014

Les Sœurs Grises du Manitoba, ce sont ces femmes d’exception prêtes à placer leur vie au service des autres, prêtes à se consacrer, corps et âme, au mieux-être de la communauté. Mais ce n’est pas tout. Les Sœurs Grises du Manitoba c’est aussi une entreprise de cœur, qui a su s’accroître conséquemment et durablement, par le biais d’un réseau en perpétuel développement.

Ayant pris ses racines il y a plus de 150 ans, l’histoire des Sœurs Grises du Manitoba aurait pu se perdre au cours des générations. C’est en effet en 1844 que les quatre premières religieuses, sœur Valade, sœur Lagrave, sœur Coutlée et sœur Lafrance arrivèrent au Manitoba afin d’apporter leur soutien aux gens dans le besoin. Présentes à l’origine afin d’assister monseigneur Provencher dans sa volonté de répondre aux besoins des plus pauvres, les Sœurs Grises s’orientèrent rapidement vers la sphère médicale. En 1847, elles ouvraient leur première salle d’hôpital dans une chambre de leur couvent et en 1871 l’Hôpital Saint-Boniface était enfin inauguré. Et ce n’était que le commencement d’une série d’exploits tous aussi nécessaires que remarquables.

 

Un modèle pour la communauté

C’est ainsi à une grande diversité de besoins que les Sœurs Grises du Manitoba tendent à répondre. Éducation, santé, logement, cuisine sont autant de domaines dans lesquels cette congrégation s’engage, au nom de Dieu et au nom de la communauté. « Les Sœurs Grises, se sont des femmes qui ont toujours eu la communauté à cœur et qui possèdent une vision, celle de servir les autres », affirme la présidente de la Corporation catholique de la santé du Manitoba (CCSM), Lorette Beaudry-Ferland. Impliquée depuis 25 ans auprès de la congrégation, elle demeure en effet admirative des nombreux travaux effectués par ses prédécesseurs. « Tous les projets qui ont été réalisés sont énormes, souligne-t-elle. Les Sœurs Grises ont toujours su identifier les besoins et faire tout leur possible pour y répondre. Elles avaient et ont toujours la foi et la conviction qu’elles peuvent réussir. »  D’année en année, les Sœurs Grises du Manitoba, entrepreneures et administratrices par excellence, se sont ainsi portées garantes de projets de grande envergure, tous répondant aux nouveaux enjeux émergents. « Notre pensée est toujours restée la même, mais nos actions évoluent avec les besoins », précise la coordonnatrice des Sœurs Grises du Manitoba, Sœur Juliette Thévenot. De fait, avec la mise en place de l’Hôpital Saint-Boniface, de l’Hôpital général Sainte-Rose, du Centre Taché, du Foyer Valade, du Centre Youville, du Centre de santé Saint-Boniface, de Sara Riel ou encore du Centre Saint-Amant, la congrégation a su multiplier les communautés de services afin d’offrir des soins généraux et spécialisés, aux jeunes comme aux plus âgés, dans le rural comme en plein centre-ville.

Un héritage qui se transmet

Mais plus que tout, la force des Sœurs Grises du Manitoba a toujours été de penser non seulement à la mise en place de nouveaux projets, mais aussi de leur pérennité. C’est parce qu’elles ont su développer un vaste réseau et se projeter dans le long terme que chacune de leurs œuvres a traversé les âges. « Nous avons fait en sorte que notre héritage ne se perde pas », souligne Sœur Juliette Thévenot.  « Tout ce qu’on a fait, on l’a fait de façon à ce que ce soit durable, renchérit Lorette Beaudry-Ferland. Les Sœurs Grises ont toujours fait appel à des experts et à des conseillers avant de mettre en place un projet. Leur grande force est d’avoir su s’entourer des bonnes personnes et d’avoir bien encadré chacune de leurs œuvres. » Ces dernières années en particulier, les Sœurs Grises ont placé leur héritage sous la tutelle de corporations, chargées d’assurer le développement et la durabilité des établissements mis en place. La Corporation catholique de la santé du Manitoba, fondée en 2000, est le point final de cette nouvelle forme de responsabilisation conciliant laïque et religieux. Par la communauté et pour la communauté.