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Originaire d’Île-des-Chênes au Manitoba, c’est dans la comptabilité que le Franco-Manitobain Julien Grenier se distingue. Depuis le 2 janvier 2024, il est à la tête de Grenier Group, une firme comptable qu’il a créée et qui compte aujourd’hui 35 employés sur trois sites.
Julien Grenier est vite tombé dans la comptabilité, qu’il a étudié à l’Université de Saint-Boniface. « J’ai toujours su que je ne serais pas bon à travailler de mes mains, mais les affaires, j’aimais cette idée. Après avoir obtenu mon diplôme en 2008, j’ai trouvé un travail dans une firme comptable bilingue de Winnipeg, Talbot et Associés. Ce sont eux qui m’ont aidé à devenir un bon comptable. »
Il confie s’être vite rendu compte que la comptabilité, « ce n’est pas qu’une question de chiffres, c’est aussi aider à apprendre comment gérer des affaires. Ça aide vraiment les gens. Parfois, en changeant simplement deux ou trois façons de faire, on peut leur faire épargner des centaines de milliers de dollars. Ça peut vraiment changer la vie de ces personnes, et c’est pour ça que j’aime ça! »
Julien Grenier est resté sept ans chez Talbot et Associés. « Pendant que j’étais là, j’ai commencé à me dévouer au domaine de l’agriculture et des taxes avancées. Je suis allé compléter mon diplôme à l’Université du Manitoba, puis j’ai obtenu ma certification de Comptable général agréé (CGA). »
Pour aller plus loin, il suit ensuite le Programme fiscal approfondi sur trois ans, afin d’obtenir une certification en taxes avancées. « Je suis alors revenu chez Talbot & Associés comme partenaire pendant environ huit ans, jusqu’en 2023. »
En effet, Julien Grenier avait d’autres plans pour sa carrière. « C’était important pour moi de passer du temps avec mes trois filles, des jumelles de 18 mois et un bébé de six mois à l’époque. Donc je voulais travailler de la maison et contrôler ma propre entreprise, ma vie, mes valeurs. Je voulais que quand je conterais l’histoire de ma carrière et des décisions que j’ai prises, elles soient fières de moi. »
Le 2 janvier 2024, il lance sa propre firme comptable depuis son domicile, Grenier Group, qui compte alors deux employés et lui, puis trois.
« On offre des services de taxes agricoles, de taxes transfrontalières, de transfert intergénérationnel, de comptabilité de commerce spécialisé ou encore de propriétaires de services médicaux et professionnels. On peut vraiment offrir tout service de comptabilité, surtout aux entreprises, mais aussi au besoin aux particuliers. »
Il ajoute que bien que la firme ne soit pas officiellement bilingue, « je suis toujours content d’offrir un service en français aux personnes qui le souhaitent ».
Près de deux ans et demi après son lancement, la firme emploie déjà 35 personnes et a une liste de plus de 930 clients répartis partout au Canada, voire même à l’étranger pour les services de taxes transfrontalières.
Elle a aussi grandi géographiquement avec l’ouverture de trois sites, tous au Manitoba : à Niverville, qui est devenu le site principal en février 2025, à Carman et à Oak Bluff.
Julien Grenier tient à souligner l’appui inestimable de son épouse Laura Grenier et de ses trois premiers employés, alors que Grenier Group œuvrait depuis son sous-sol, qui sont encore à ses côtés aujourd’hui : Connor Hamonic, Kushwant Dhillon et Kalyn Weibel.
« Ils ont été instrumentaux au succès de Grenier Group. Quand je parlais de mes rêves pour la firme, ils m’ont fait confiance et m’ont toujours soutenu. Aujourd’hui, Kushwant travaille beaucoup pour les compagnies agricoles et il m’aide avec les tâches administratives et exécutives – il a installé beaucoup des outils technologiques qu’on utilise aujourd’hui. »
« Connor est mon spécialiste en fiscalité transfrontalière et il prend soin d’un livre très important de clients; et Kalyn s’occupe de tout ce qui est tenue de livres et infrastructure, en plus d’avoir son propre livre de clients. Donc trois rôles piliers. »
Aujourd’hui, Grenier Group fait un chiffre d’affaire annuel de 4 à 5 millions $. La cible ultime, c’est 100 millions $, à condition d’avoir toujours du plaisir au travail. « C’est une de mes valeurs d’entreprise : je veux m’assurer que mes employés sont heureux de travailler. Quand on travaillait encore dans mon sous-sol, je leur disais Venez tous chez moi, on va jouer à travailler! Faire quelque chose qu’on aime, c’est la clé du succès. »
Si Julien Grenier s’est lancé en affaire sans aide, il connaissait le CDEM. « Au secondaire puis à l’université, j’ai toujours vu le CDEM faire différentes affaires avec la communauté francophone, animer des ateliers et des programmes, être présent. De plus, Joel Lemoine, qui travaille au CDEM, était mon professeur en Administration des affaires à l’USB. Donc j’étais au courant des services qu’il pouvait offrir. »
Pour lui, le CDEM offre un service essentiel aux communautés, c’est pourquoi dès les débuts de Grenier Group, il a tenu à donner à son tour de son temps au CDEM en devenant formateur pour son atelier Business Start.
« Aux ateliers Business Start de CDEM, je partage ce que je sais des affaires, notamment au niveau des taxes, avec toutes sortes de publics. J’ai toujours voulu redonner aux organismes ou aux causes qui m’ont aidé, directement ou non, à être qui je suis aujourd’hui, et le CDEM en fait partie. »